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The Art Garden and the galleries in the main building are closed
due to the comprehensive campus renewal at the Israel Museum.

 
Le Musée d’Israël, Jérusalem

Le Musée d’Israël, la plus grande institution culturelle du pays, figure en bonne place parmi les plus importants musées d’art et d’archéologie du monde. Fondé en 1965, le Musée comprend quatre départements qui abritent des collections encyclopédiques dans l’aile Bezalel des beaux-arts, l’aile Bronfman d’archéologie, l’aile d’ethnographie et d’art juifs, et l’aile Ruth pour jeunes. Il inclut également les vestiges les plus nombreux d’archéologie biblique et de Terre sainte au monde. En quarante ans à peine, le Musée d’Israël a réuni une remarquable collection recensant quelque 500 000 objets, grâce aux dons qui lui ont été offerts et au soutien de son cercle international de bienfaiteurs.

Au nombre des items les plus prestigieux conservés au Musée, citons les Manuscrits de la mer Morte, les manuscrits bibliques les plus anciens au monde. Conservés au Sanctuaire du Livre, ces rouleaux rédigés entre les IIe siècle avant l’ère chrétienne et le Ier siècle de notre ère incluent des livres de la Bible hébraïque et des textes apocryphes. Le Sanctuaire du Livre abrite également des manuscrits rares datant du Haut Moyen-âge, un auditorium et un centre de recherche et d’information.

L’une des additions les plus récentes et les plus intéressantes du Musée est la maquette de Jérusalem à la période du Second Temple. Cette maquette reconstitue la topographie et la configuration architecturale de la ville telle qu’elle était avant l’an 66 de l’ère chrétienne, année du déclenchement de la Grande Révolte contre l’occupant romain qui se solda par la destruction de la ville et du Temple. Erigée à l’origine dans le périmètre de l’hôtel Holyland, cette maquette jouxtant le Sanctuaire du Livre fait désormais partie intégrante du campus du Musée.

Tenu pour l’un des plus beaux jardins d’art sculptural du XXe siècle et conçu par le sculpteur nippo-américain Isamu Noguchi, le Jardin d’art Billy Rose réalise une synthèse entre différentes cultures – extrême-orientale, moyen-orientale et occidentale – qui se détachent sur le paysage saisissant de Jérusalem. La collection exposée dans ce jardin comprend des œuvres des célèbres sculpteurs Menashé Kadishman, Henry Moore, Claes Oldenburg, Pablo Picasso, Auguste Rodin et James Turrell.

L’aile Ruth pour jeunes, unique par sa superficie et l’ampleur de ses activités, propose tous les ans une grande variété de programmes à plus de 100 000 écoliers israéliens et comporte un grand espace de galeries, des ateliers d’art, des salles de conférences, une bibliothèque de livres d’enfants illustrés, une salle de recyclage et une salle de collections. Autre particularité de ce pavillon : son exposition annuelle destinée aux enfants et à leurs familles, où sont présentées des œuvres datant de diverses périodes, des objets empruntés aux collections du Musée, des travaux d’artistes israéliens et étrangers, ainsi que des espaces réservés aux activités interactives et aux  recherches. 

Outre les nombreuses activités organisées sur son campus de huit hectares, le Musée gère et conçoit celles dispensées dans deux autres sites muséaux de Jérusalem : le musée archéologique Rockefeller, édifice érigé en 1938 par John D. Rockefeller où sont exposés des vestiges archéologiques mis au jour en Terre d’Israël ; et la Maison Ticho où vécurent le Dr Avraham Ticho et son épouse Anna qui légua l’édifice, ses collections et sa bibliothèque aux habitants de Jérusalem afin qu’ils s’en servent de centre artistique.

expositions actuelles


Projet exhaustif de renouvellement du Musée d’Israël : transformation des espaces et agrandissement des galeries pour l’agrément des visiteurs

Des expositions et des programmes culturels sont prévus pendant les travaux

Le Musée d’Israël à Jérusalem a engagé de grands travaux de réfection, de rénovation, de transformation et d’unification des édifices de son campus dans l’objectif d’améliorer l’accessibilité du public à ses collections et de rendre le plus agréable possible le temps de visite. Durant cette période, entamée en juin 2007, le Musée poursuit ses activités, prévoit et organise toute une série d’expositions, de manifestations publiques et de programmes didactiques dans le Pavillon Weisbord des expositions, au complexe formé par le Sanctuaire du Livre et la maquette de Jérusalem à l’époque du Second Temple, au Jardin d’art Billy Rose et à l’aile Ruth pour jeunes.

« La fondation du Musée d’Israël fut l’un des événements capitaux qui suivirent l’établissement de l’Etat d’Israël, » soulignait le président élu Shimon Peres lors du Conseil international du Musée d’Israël réuni peu avant le début des travaux de réfection. « Sa rénovation est cruciale pour l’avenir d’Israël. Si la politique influe sur la vie quotidienne, le Musée d’Israël influe sur l’aspiration vitale.»

Le design du projet actuel est une initiative de la société James Carpenter Design Associates de New York et du cabinet d’architectes Efrat-Kowalsky de Tel-Aviv, avec l’appoint de la société A. Lerman Associates de Tel-Aviv. Ce projet – le plus exhaustif entrepris depuis l’ouverture du Musée en 1965 – a été essentiellement inspiré par la volonté d’améliorer la qualité des services aux visiteurs et les infrastructures d’un campus qui s’est trouvé décuplé au cours des quatre dernières décennies.

Ce projet qui s’étendra sur plusieurs années prévoit un nouvel espace d’accueil, une voie d’accès menant de l’extrémité du campus à un nouveau hall d’entrée permettant l’accès aux pavillons des collections, la réorganisation et la diversification des galeries et un nouvel espace consacré aux expositions temporaires. En tout, quelque 80 000 mètres carrés de construction seront ajoutés et 200 000 mètres carrés d’espaces de galeries seront réorganisés, restaurés et agrandis, essentiellement dans le périmètre architectural actuel de 500 000 mètres carrés. Le Musée travaille en collaboration avec la société Pentagram Partners de Londres pour restaurer l’aile Bronfman d’archéologie qui assurera aux visiteurs une rétrospective de l’histoire archéologique de la Terre d’Israël.

La cérémonie d’inauguration du Musée et la réinstallation complète de ses collections sont  prévues en mai 2010, date du 45ème anniversaire de sa création.

« Nous vivons à l’heure actuelle une période exaltante au cours de laquelle le Musée poursuit ses activités au profit du public d’une façon originale et innovante tout en menant des travaux exhaustifs de restauration qui définiront sa vitalité future », souligne James S. Snyder, directeur Anne et Jerome Fischer de notre institution. « Nous sommes reconnaissants à nos nombreux Amis du monde entier qui se sont engagés à nos côtés et soutiennent notre entreprise, ainsi qu’à nos  supporters locaux dont le dévouement à la cause du Musée et les engagements indéfectibles au profit de la réfection de notre campus et des expositions et activités actuelles donnent une impulsion essentielle à cette grande entreprise. »



Questions d’éternité   

Croyances  et Croyants :l’art ancien au Musée d’Israël au Musée Rockefeller

Questions d’éternité 
Exposition spéciale

Laurence Tisch, New York
Anthropoid sarcophagus, Deir el-Balah, 14th–13th century BCE

Une petite exposition des chefs-d’œuvre de l’aile d’archéologie du Musée évoque des registres essentiels de l’Antiquité : la foi et le rituel religieux, le droit divin, le panthéon des divinités et les dirigeants temporels, le cycle puissant de la nature et l’obsession de l’autre  monde, autant de questionnements éternels. Parmi les vestiges, citons : un fragment d’un monument araméen datant du IXe siècle avant l’ère chrétienne mentionnant la « Maison de David » ; une sculpture romaine de la déesse Koré dont le retour annuel d’outre-tombe annonçait l’arrivée du printemps et l’éveil de la nature ; un pavement de mosaïque datant du Ve siècle de l’ère chrétienne orné de symboles juifs de rédemption.

Foyer de l’aile pour la jeunesse du Musée d’Israël


Croyances et Croyants : l’art ancien au Musée d’Israël  Musée Rockefeller


Une trentaine d’objets de valeur artistique issus des collections permanentes du Musée d’Israël font la lumière sur les convictions religieuses et les rites des premiers habitants du pays d’Israël. A noter parmi les œuvres exposées : une statue du dieu des tempêtes datant du XIIIe siècle avant l’ère chrétienne ; une statue préhistorique vieille de quelque 10 000 ans ; des objets de culte et d’impressionnantes sculptures de pierre de Dionysos et d’Artemis – œuvres exposées au Musée Rockefeller depuis la fermeture des galeries d’archéologie du Musée d’Israël en vue de la rénovation du musée. Une trentaine d’objets de valeur artistique issus des collections permanentes du Musée d’Israël font la lumière sur les convictions religieuses et les rites des premiers habitants du pays d’Israël. A noter parmi les œuvres exposées : une statue du dieu des tempêtes datant du XIIIe siècle avant l’ère chrétienne ; une statue préhistorique vieille de quelque 10 000 ans ; des objets de culte et d’impressionnantes sculptures de pierre de Dionysos et d’Artemis – œuvres exposées au Musée Rockefeller depuis la fermeture des galeries d’archéologie du Musée d’Israël en vue de la rénovation du musée. 

Une trentaine d’objets de valeur artistique issus des collections permanentes du Musée d’Israël font la lumière sur les convictions religieuses et les rites des premiers habitants du pays d’Israël. A noter parmi les œuvres exposées : une statue du dieu des tempêtes datant du XIIIe siècle avant l’ère chrétienne ; une statue préhistorique vieille de quelque 10 000 ans ; des objets de culte et d’impressionnantes sculptures de pierre de Dionysos et d’Artemis – œuvres exposées au Musée Rockefeller depuis la fermeture des galeries d’archéologie du Musée d’Israël en vue de la rénovation du musée. Une trentaine d’objets de valeur artistique issus des collections permanentes du Musée d’Israël font la lumière sur les convictions religieuses et les rites des premiers habitants du pays d’Israël. A noter parmi les œuvres exposées : une statue du dieu des tempêtes datant du XIIIe siècle avant l’ère chrétienne ; une statue préhistorique vieille de quelque 10 000 ans ; des objets de culte et d’impressionnantes sculptures de pierre de Dionysos et d’Artemis – œuvres exposées au Musée Rockefeller depuis la fermeture des galeries d’archéologie du Musée d’Israël en vue de la rénovation du musée. 

Rockefeller Museum
Visite guidée 
Musée Rockefeller

Les lundis et mercredis une navette spéciale conduit les visiteurs du campus du Musée d’Israël au Musée Rockefeller à Jérusalem-Est pour y prendre part à une visite guidée des magnifiques collections du bel édifice.
Les visites sont menées parallèlement en anglais et hébreu.
La navette quitte le parking du Musée d’Israël à 11 h 00 et revient à 13 h 30. La visite guidée dure une heure et demie.
Nombre de places limité.
La visite du Musée Rockefeller est comprise dans le prix du billet d’entrée au Musée. 


 

Le Sanctuaire du Livre

Érigé en 1965, le Sanctuaire du Livre fut commandité en vue de la préservation et de l’exposition permanente des Manuscrits de la mer Morte. Parmi les items exposés : huit des rouleaux bibliques les plus complets jamais mis au jour, ainsi que l’une des Bibles hébraïques les plus importantes sur le plan historique : le codex d’Alep datant du Xe siècle de l’ère chrétienne. Conçu par l’architecte américain d’origine autrichienne Frederick Kiesler et par son homologue américain Armand Bartos, le Sanctuaire du Livre est considéré comme un chef-d’oeuvre d’architecture et un jalon de niveau international. Seule réalisation permanente du talent de Kiesler, il a été conçu dans l’intention de communiquer à la fois l’expérience physique de la découverte des Manuscrits de la mer Morte et la dimension métaphorique de leur contenu. En 2004, grâce à la générosité de Herta et Paul Amir (Los Angeles) et de la Fondation D.S. et R.H. Gottesman (New York), l’architecture du Sanctuaire a été entièrement rénovée et le complexe environnemental et muséal a été modernisé pour garantir des conditions optimales de préservation et d’exposition des Rouleaux et des autres trésors abrités dans le Sanctuaire. Le Dr Adolfo Roitman, directeur du Sanctuaire du Livre, est conservateur des Manuscrits de la mer Morte.

Les Manuscrits de la mer Morte

Rédigés entre le IIIe siècle avant l’ère chrétienne et le Ier siècle de notre ère, les Manuscrits de la mer Morte offrent un aperçu fascinant de l’histoire juive ancienne et du contexte historique à partir duquel a émergé le christianisme. Leur contenu relève de trois catégories principales : biblique, apocryphe et sectaire. Les manuscrits bibliques recensent quelque deux cents copies de livres de la Bible hébraïque et constituent les preuves les plus reculées au monde des textes bibliques ; les manuscrits rédigés par des membres de sectes couvrent une grande variété de genres littéraires : commentaires bibliques, textes religieux,  juridiques et liturgiques ; enfin, les manuscrits apocryphes incluent des textes dont seules des traductions étaient connues jusqu’à la découverte des Manuscrits de la mer Morte, voire étaient totalement inédits. 

Mis au jour en 1947 dans les grottes de Qumran situées dans le désert de Judée, les Manuscrits de la mer Morte comptent au nombre des plus anciens manuscrits biliques au monde et constituent pour certains le patrimoine culturel essentiel de l’Etat d’Israël. Leur découverte – jalon exceptionnel pour l’étude de l’histoire ancienne du peuple juif – mettent en lumière un trésor littéraire hébraïque sans précédent dans l’histoire juive. 

Les chercheurs sont parvenus à la conclusion que certains de ces manuscrits furent rédigés ou copiés par une secte d’ascètes juifs que la plupart des scientifiques identifient aux esséniens contemporains des pharisiens, des sadducéens, des premiers chrétiens, des Samaritains et des zélotes. Tous ces groupements formaient la société juive en Terre d’Israël au cours de la fin des  périodes hellénistique et romaine, depuis l’émergence de la dynastie des Maccabées jusqu’à la destruction du Second Temple ( soit de – 167 à 70 de l’ère chrétienne). La majorité des manuscrits furent rédigés ou copiés en hébreu, un petit nombre en araméen et en grec. La plupart furent écrits sur parchemin et certains sur papyrus. Si un petit nombre nous sont parvenus dans leur intégralité, il ne reste de la majorité que des fragments épars.


Le Centre d’étude et d’information de la Fondation Dorot

Ouvert en 2007, le Centre d’étude et d’information, généreusement parrainé par la Fondation Dorot de Providence (Rhode Island) et érigé à la mémoire de Joy Gottesman Ungerleider, donne aux visiteurs, aux étudiants et aux chercheurs l’occasion de tirer profit des connaissances et des recherches disponibles au Sanctuaire du Livre et permettent l’accès aux travaux de recherche menés actuellement sur le thème dans le monde. Il ne s’agit pas d’une installation isolée mais de tout un complexe inséré dans le campus entourant le Sanctuaire du Livre où se trouvent un auditorium, une salle de cours, des espaces d’étude et une bibliothèque numérique. Des programmes interactifs spéciaux et d’autres à visée didactique adaptés à l’acquisition de connaissances sur place ou à distance sont en cours de développement afin d’enrichir les connaissances des visiteurs du site et des visiteurs virtuels sur le Sanctuaire du Livre, les Manuscrits de la mer Morte et autres manuscrits bibliques préservés dans le Sanctuaire.

La salle de 80 places assises utilisée, entre autres, pour les conférences et congrès propose un court film où les visiteurs découvrent par le biais d’un narratif fictionnel, les traits caractéristiques de l’identité juive à l’époque du Second Temple à travers le regard d’un jeune prêtre de Jérusalem et d’un adolescent de Qumran, le site où ont été excavés les Manuscrits de la mer Morte.


  

Maquette de Jérusalem à l’époque du Second Temple

S’étendant sur une superficie de quelque 400 mètres carrés, cette maquette restitue l’ancienne ville de Jérusalem telle qu’elle était à la veille de l’an 66 de l’ère chrétienne, année où éclata la Grande Révolte contre les Romains qui se solda par la destruction de la ville et du Temple. Elle évoque Jérusalem à son apogée, à l’époque où la ville couvrait une superficie de quelque 18 hectares, soit plus de deux fois celle de la Vieille Ville actuelle. Cette maquette a été conçue à l’échelle 1:50, autrement dit deux centimètres du modèle équivalent à un mètre de l’ancienne cité. Cette reconstitution est réalisée essentiellement en pierre calcaire dite “pierre de Jérusalem” qui servait dans l’Antiquité et sert encore de nos jours à la construction des édifices publics et des logements privés.

Inaugurée en 1966, cette maquette de Jérusalem à l’époque du Second Temple a été édifiée sur l’initiative de Hans Kroch, propriétaire et promoteur de l’hôtel Holyland, à la mémoire de son fils Jacob tué lors de la Guerre d’Indépendance, et sous la direction scientifique du professeur Michaël Avi-Yonah de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Ce modèle de la ville romaine de Jérusalem a été reconstitué sur la base de trois sources essentielles : en premier lieu, les sources littéraires anciennes, en particulier les ouvrages de l’historien juif Flavius Josèphe, la Michna, le Talmud et les Evangiles ; en second lieu les informations livrées par les fouilles archéologiques menées dans des cités antiques de la même période ; enfin, les vestiges des fouilles entreprises à Jérusalem même.

Si les informations disponibles à l’époque de la construction de cette maquette étaient relativement partielles, les fouilles entreprises depuis à Jérusalem ont considérablement enrichi nos connaissances de la cité au Ier siècle de l’ère chrétienne, et ont permis la mise à jour de la maquette. Des additions et changements sont également intervenus en 2006, au moment où cette  maquette a été transférée au Musée d’Israël, et l’on peut à juste titre s’attendre à ce que des ajustements se poursuivent à l’avenir.

Le transfert de cette maquette sur le campus du Musée d’Israël en 2006, dans le périmètre du  Sanctuaire du Livre, offre au visiteur une remarquable perspective sur la période décisive qui vit le développement du judaïsme et la gestation du christianisme. 


  


Une Bible errante : le Codex d’Alep

Ce Codex d’Alep aux destinées exceptionnelles, manuscrit à l’autorité incontestée du texte massorétique de la Bible, fut rédigé à Tibériade au Xe siècle de l’ère chrétienne et précieusement conservé par la communauté juive d’Alep à compter du XIVe siècle, avant d’être transporté en Israël dans les années cinquante. Il est accompagné de manuscrits bibliques rares datant de la fin de la période du Second Temple et du Moyen-Âge ainsi que d’objets de culte juifs et musulmans.

Sanctuaire du Livre, niveau inférieur 



Jardin d’art Billy Rose

Tenu pour l’un des plus beaux jardins d’art sculptural du XXe siècle, le Jardin d’art Billy Rose a été conçu par le sculpteur nippo-américain Isamu Noguchi et réalise une synthèse entre différentes cultures – les cultures extrême-orientale et occidentale convergeant au coeur du Moyen-Orient – qui se détachent sur le paysage saisissant de Jérusalem. La collection exposée dans ce jardin comprend des œuvres des célèbres sculpteurs Menashé Kadishman, Henry Moore, Claes Oldenburg, Pablo Picasso, Auguste Rodin et James Turrell.

S’étendant sur le versant ouest du campus du Musée, le Jardin d’art est divisé en vastes terrasses en forme de croissant de lune inversé et renforcées par de grandes parois de soutènement en pierres massives. Comme dans un jardin zen japonais, le sol est parsemé de gravier, et des sentes agrémentées de plantes et d’arbres indigènes relient les terrasses. Une multitude de matériaux ont été incorporés dans le design : des pierres de sorte et de taille différentes, du béton brut et de l’eau. Des murailles encerclent les espaces plus réduits et les terrasses rectilignes du jardin, faisant ainsi écho aux formes des édifices du Musée.

Depuis sa création, le Jardin d’art n’a cessé d’attirer les visiteurs, de servir de site à des cérémonies publiques et privées, à des festivals, des foires et des activités proposées par le Musée. Pendant l’été s’y déroule le festival annuel du Vin : pendant trois jours, au pied de l’œuvre célèbre de Robert Indiana Ahava (“Love”), ce festival attire des amateurs de vin en provenance de plus d’une trentaine de producteurs vinicoles israéliens, qui se détendent dans de confortables aires de repos, écoutent du jazz, se promènent entre les sculptures spécialement illuminées pour la circonstance et s’abreuvent de la fraîcheur et de la magie des nuits estivales de Jérusalem. Le festival annuel des cerf-volants – le 23ème du genre – est organisé en août au Jardin d’art en fin d’après-midi quand le vent se lève pour laisser planer les cerf-volants. Très apprécié des petis et des grands, ce festival attire les meilleurs professionnels et propose des activités de fabrication destinées aux enfants et aux parents. Autres manifestations se déroulant au Jardin d’art : des spectacles de danse et des concerts de qualité, notamment de l’Orchestre philharmonique, de la Compagnie de danse contemporaine du kibboutz, ainsi que du Projet Idan Reichel, pour n’en citer que quelques-unes.    

 


 
Prochaines expositions

 


  
Le Mahzor de Nuremberg : chef d’œuvre de l’art médiéval
(Titre provisoire) - 2009

Site : Maison Ticho, site externe du Musée d’Israël

Le Mahzor de Nuremberg, Bavière 1331, prêt de longue durée de David et Jemima Jeselsohn

Renfermant toutes les prières de l’année hébraïque, le Mahzor de Nuremberg fut rédigé en 1331 conformément à la liturgie ashkénaze. Ecrit sur parchemin, son volume, son poids et ses enluminures représentent une réalisation parmi les plus remarquables de la production manuscrite hébraïque de la diaspora juive médiévale. Après l’expulsion des Juifs de Nuremberg en 1499, le manuscrit fut conservé à la bibliothèque municipale de la ville. Pendant les guerres napoléoniennes, plusieurs folios enluminés furent découpés avant d’être retrouvés au début du XXe siècle. Le manuscrit et les pages manquantes furent conservés par la suite dans la collection de la bibliothèque de manuscrits hébraïques de Zalman Schoken à Jérusalem. Ce manuscrit unique qui fait présentement l’objet d’un prêt de longue durée de David et Jemima Jeselsohn, sera exposé pour marquer le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël au Sanctuaire du Livre où il s’inscrira dans la longue histoire de la production biblique hébraïque exposée sur les lieux : depuis les Manuscrits de la mer Morte datant de la période du Second Temple, au Codex d’Alep datant du Xe siècle et aux manuscrits hébraïques du Moyen-Âge. Commissaire de l’exposition : Daisy Raccah-Djivre, conservatrice en chef de Judaica et d’ethnographie juive.


  
ARCHIVES

Liens et Secrets Merveilleuses connections dans les collections du Musée d'Israël


Liens et Secrets Merveilleuses connections dans les collections du Musée d'Israël

  

Andres Serrano, Black Supper, 1990
 

Du 25 juillet 2008 au Novembre 2008
Pavillon Ruth pour la jeunesse

En plein projet de rénovation de son campus, le Musée d’Israël a déplacé les installations de l’aile Ruth pour la jeunesse afin de permettre aux visiteurs d’admirer les chefs d’œuvre de ses collections de beaux-arts, d’archéologie, de Judaica et d’ethnographie juive qui recensent quelque 500 000 objets. La première installation présentera les œuvres principales issues de ses collections représentant les diverses cultures et périodes qui entretiennent un dialogue entre elles. Cette installation suscitera de nouvelles relations entre les œuvres d’art et évoquera des interprétations personnelles de chefs d’œuvre bien connus du public. L’exposition sera destinée aux visiteurs de tout âge et de toute origine.

Site internet de l'exposition 




  

Le Cantique de la Mer : fragment d’un rouleau de parchemin datant du VIIIe siècle

Un manuscrit biblique d’une extrême rareté datant de « l’ère silencieuse » – soit une période de cinq siècles séparant le IIIe du VIIIe siècle du calendrier chrétien, dont quasiment aucun manuscrit hébraïque ne nous est parvenu. Vraisemblablement rédigé en Egypte, ce fragment d’un rouleau de Torah contient un passage de l’Exode et notamment l’un des plus anciens et des plus beaux poèmes de la Bible : le Cantique de la Mer. Le texte de ce manuscrit est étonnament semblable à la version massorétique des codex bibliques de rédaction postérieure  (à compter du IXe siècle) et exprime le lien de continuité entre les manuscrits médiévaux et les sources bibliques datant de la fin de la période du Deuxième Temple mis au jour dans le désert de Judée. Ce précieux manuscrit est un prêt de longue durée du département des rarae de l’Université Duke (Caroline du nord).

 


  
L’art orphelin au Musée d’Israël : œuvres d’art spoliées par les nazis pendant la Shoah
Galerie Beningson, Aile Ruth pour la jeunesse

Présentant une quarantaine de tableaux (notamment de Jan Both, Marc Chagall, Moritz Daniel Oppenheim, Egon Schiele et Alfred Sisley), de dessins et d’ouvrages, ainsi que plus d’une vingtaine d’objets de culte juifs, cette exposition retrace la saga des œuvres d’art spoliées et cachées en Allemagne par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale, qui furent mises au jour après la guerre par les Alliés et transportées en Israël au début des années 1950 par la Jewish Restitution Successor Organization (JRSO). Les œuvres que cette organisation fit parvenir au Musée d’Israël n’avaient pour la plupart pas de propriétaire connu, étaient quasiment toutes dénuées d’informations sur leur provenance et se trouvaient fréquemment en mauvais état, ce qui rendit l’entreprise de conservation, de restauration et de recherche, toujours en cours, particulièrement délicate. Certaines furent confiées dans un premier temps au Musée national Bezalel auquel succéda le Musée d’Israël. Après sa création en 1965, la garde de ces œuvres d’art fut confiée au Musée d’Israël.

 



Des glaives aux socs de charrue : le message de paix d’Isaïe
Sanctuaire du Livre 
 
Rouleau d’Isaïe (IQIsaa), Qumran, grotte I, c. 100 avant l’ère chrétienne

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’Etat, le Musée d’Israël présente le rouleau le plus long, le mieux préservé et le plus complet des Manuscrits de la mer Morte placé dans une installation spéciale du Sanctuaire du Livre. Jamais exposé au grand public, cette section de 2,6 mètres de long du Rouleau d’Isaïe recense les premiers vingt-huit chapitres du livre d’Isaïe, y compris le célèbre message de paix du prophète : de leurs glaives, [ils] forgeront des socs de charrue (II, 4). Pour illustrer ce message, des outils de fer datant de l’époque où vécut le prophète (VIIIe siècle avant l’ère chrétienne) seront disposés à proximité du rouleau. Un sceau hellénistique représentant une colombe portant un rameau d’olivier – récemment excavé et jamais exposé – sera également présenté au public. Commissaire de cette exposition : Adolfo Roitman, directeur du Sanctuaire du Livre et conservateur des Manuscrits de la mer Morte, et Michal Dayagi-Mendels, conservatrice en chef d’archéologie. Une conférence internationale sur les Manuscrits de la mer Morte se tiendra du 6 au 8 juillet et coïncidera avec l’exposition.


En temps réel : une décennie (1998-2008) d’art israélien

Pavillon Weisbord

Pour marquer le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël, une initiative de portée nationale explorera les six dernières décennies de l’art israélien, chacune présentée dans un site différent. Le Musée d’Israël aborde ainsi l’évolution spectaculaire de l’art israélien au cours de la dernière décennie en procédant à une investigation exhaustive de la créativité locale  contemporaine en peinture, sculpture, dessin, installations, vidéos et photographie. Evoluant dans un environnement complexe tout en engageant un dialogue permanent avec les influences et les courants artistiques mondiaux, les jeunes artistes insufflent à leurs travaux un vaste éventail de sensations et d’images – angoisse et désillusion provoquées par les tensions entre les sphères publiques et privées de la société israélienne actuelle. Cette exposition explore l’usage exhaustif des techniques traditionnelles et des nouvelles technologies par la nouvelle génération d’artistes israéliens – phénomène parallèle à l’évolution d’Israël à l’heure actuelle. Commissaires de l’exposition : Amitaï Mendelsohn, conservateur de l’art israélien et Efrat Natan,   conservatrice invitée.


Les maisons des autres : vidéos et photos par des artistes israéliens contemporains
Site externe du Musée d’Israël

Sept photographes et vidéastes contemporains sondent les échos émotionnels émis par des maisons vidées de leurs occupants. Quelquefois, leurs habitants les ont définitivement quittées et le focus est placé sur les souvenirs réels ou imaginaires qui imprègnent des espaces chargés d’émotions. D’autres fois, les habitants les ont provisoirement quittées, et les artistes se mutent en « voyeurs » dont le regard envahit les lieux. L’absence des occupants, l’intrusion de l’appareil photo ou du caméscope, la façon dont les maisons des autres s’avèrent  simultanément familières et étrangères, tout contribue à la tension émotionnelle du spectacle au cœur de la scène. L’autre dimension est donnée par le site : la Maison Ticho notamment, qui fut une demeure privée avant de passer dans le domaine public. Artistes représentés : Aya Ben-Ron, Uri Gershuni, Noa Gross, Dana Levy, Ruti Nemet, Pavel Wolberg et Yuval Yaïri.

Commissaire : Aya Miron.

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